Illustration aquarelle d'un marché local animé dans une ville européenne, habitants échangeant des légumes et des conserves artisanales, tentes colorées, lumière d'après-midi chaleureuse, scène vivante et conviviale
Vivre ensemble

1 000 communautés dans plus de 65 pays construisent leur transition locale — un mouvement né d'un cours sur le pic pétrolier

Rob Hopkins a lancé le mouvement des Villes en Transition en 2006 à Totnes (Royaume-Uni) après un cours sur la dépendance aux énergies fossiles. Vingt ans plus tard, Transition Network fédère plus de 1 000 groupes actifs dans plus de 65 pays.

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En 2005, Rob Hopkins enseigne la permaculture au Kinsale Further Education College, en Irlande. Avec ses étudiants, il élabore un projet concret : réduire la dépendance de leur ville au pétrole tout en renforçant l’économie locale. L’année suivante, de retour au Royaume-Uni, il transpose la démarche à Totnes, une petite ville du Devon, qui devient la première Ville en Transition. Le modèle se diffuse à une vitesse inattendue.

Vingt ans plus tard, Transition Network fédère plus de 1 000 groupes actifs dans plus de 65 pays. Leur point commun : travailler à l’échelle locale — quartier, commune, bassin de vie — sur des projets concrets : potagers partagés, monnaies locales, groupements d’achats d’énergie renouvelable, ateliers de réparation, épiceries coopératives. Chaque groupe adapte le modèle à son contexte culturel et géographique.

En France, le Réseau Transition France coordonne plusieurs dizaines de groupes actifs depuis 2012, de Bordeaux à Rennes en passant par des communautés rurales.

Ce que le mouvement révèle — et ce que ses critiques soulignent — : la résilience locale ne se décrète pas depuis les capitales ; elle se construit par ceux qui connaissent leur territoire. Mais certains groupes restent des clubs de personnes déjà convaincues, peinent à toucher des publics fragiles, et leurs projets peuvent rester à une échelle symbolique sans peser sur les décisions politiques locales. La cohérence entre l’ambition systémique et l’impact réel varie beaucoup d’un groupe à l’autre.


Pour aller plus loin : Les alternatives économiques qui fonctionnent déjà

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