Les coopératives françaises survivent mieux que les autres entreprises — et l'ESS représente 10 % du PIB
En France, les SCOP et SCIC affichent un taux de pérennité à cinq ans de 79 %, contre 69 % pour l'ensemble des entreprises selon l'INSEE. L'économie sociale et solidaire dans son ensemble emploie 2,6 millions de personnes et représente 10 % du PIB français — un poids discret mais solide.
L’idée que les entreprises cogérées seraient économiquement fragiles — trop démocratiques, pas assez efficaces — ne résiste pas aux chiffres.
En France, les SCOP et SCIC (sociétés coopératives et participatives) affichent un taux de pérennité à cinq ans de 79 %, contre 69 % pour l’ensemble des entreprises françaises selon l’INSEE. Entre 2022 et 2025, leur chiffre d’affaires a progressé de 28,6 %. Sur quatre ans, 1 368 emplois ont été sauvés grâce à des reprises d’entreprises en difficulté sous forme coopérative.
Ces chiffres s’inscrivent dans un cadre plus large : l’économie sociale et solidaire dans son ensemble représente 10 % du PIB français et emploie 2,6 millions de personnes — 13,7 % de l’emploi privé. Associations, mutuelles, fondations et coopératives partagent un principe commun : une personne, une voix ; le profit au service du projet plutôt que l’inverse.
Le tableau n’est pas sans ombres : une contraction de 10 447 emplois a été enregistrée au second semestre 2025, dans un contexte d’austérité budgétaire pesant sur le secteur associatif.
Mais la question de fond reste posée : si les entreprises cogérées survivent mieux et croissent aussi vite, pourquoi sont-elles encore traitées comme l’exception ?
Source : les-scop.coop, chiffres clés 2025 — Direction générale du Trésor
Pour aller plus loin : L’ESS en France : un secteur qui change l’économie en silence
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