3 heures par mois, 100 euros de capital : comment La Louve vend bio 20 à 40 % moins cher
À Paris, le premier supermarché coopératif et participatif d'Europe fonctionne sans actionnaires ni directeur général millionnaire. Ses membres y travaillent 3 heures par mois en échange d'une marge fixe de 20 % — et de prix 20 à 40 % inférieurs à la grande distribution.
À Paris, dans le 18e arrondissement, un supermarché fonctionne sans cadres dirigeants surpayés, sans marge gonflée pour des actionnaires absents, sans publicité. La Louve repose sur un principe différent : ses membres en sont les propriétaires.
Le modèle s’inspire du Park Slope Food Coop de Brooklyn, actif depuis 1973. Ici, chaque coopérateur travaille 3 heures par mois — mise en rayon, caisse, nettoyage, gestion des stocks — et investit 100 euros de capital à l’adhésion (10 euros pour les bénéficiaires de minima sociaux). En échange, la marge appliquée est fixe à 20 %, contre 30 à 40 % en grande distribution. Résultat : des prix 20 à 40 % inférieurs à ceux des supermarchés conventionnels, sur des produits majoritairement biologiques et locaux.
En 2019, La Louve comptait plus de 8 000 membres coopérateurs. Depuis, le mouvement des épiceries coopératives et participatives s’est étendu à d’autres villes françaises — Bordeaux, Nantes, Lyon — et à travers l’Europe.
Le modèle demande du temps et de l’engagement. Mais il montre qu’une autre façon de faire ses courses est possible : une façon qui redistribue la valeur à ceux qui participent, plutôt qu’à ceux qui en extraient.
Source : cooplalouve.fr — Wikipédia
Pour aller plus loin : Mêmes applications, autres règles : l’avènement des coopératives de plateforme ✿ Article à paraître — abonnez-vous pour être prévenu
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