Illustration aquarelle d'un groupe de personnes d'âges variés faisant de la marche nordique dans un parc urbain français, accompagnées d'un éducateur sportif, lumière dorée d'après-midi, arbres en fleurs, atmosphère dynamique et bienveillante
Bien-être & santé

En France, les médecins peuvent prescrire du sport comme un médicament — depuis 2017, le dispositif monte en puissance

Depuis le décret du 30 décembre 2016, les médecins français peuvent prescrire une activité physique adaptée à des patients atteints de maladies chroniques. Ce dispositif — dit sport sur ordonnance — s'appuie sur un réseau de Maisons Sport-Santé présentes dans toute la France, mais son accès reste inégal selon les territoires.

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Une ordonnance médicale peut désormais prescrire non pas un médicament, mais une activité physique — marche, natation, yoga, vélo — adaptée à l’état de santé du patient. Depuis le décret du 30 décembre 2016, les médecins français sont autorisés à prescrire une Activité Physique Adaptée (APA) aux personnes atteintes d’une affection de longue durée : diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, cancer, dépression chronique, obésité, entre autres.

Le dispositif est pris en charge dans de nombreuses collectivités via des conventions locales : la commune ou l’intercommunalité finance tout ou partie des séances. En 2024, 581 Maisons Sport-Santé maillaient l’ensemble des départements métropolitains, proposant aux patients orientés par leur médecin des programmes d’activité physique adaptée.

Les études cliniques confirment la pertinence de l’approche : l’activité physique régulière réduit la mortalité toutes causes confondues, améliore la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques, et peut réduire les doses de certains traitements dans des cas documentés.

Ce qui freine encore la généralisation : l’accès reste inégal selon les territoires, la formation des médecins à la prescription d’APA est encore insuffisante, et le remboursement par l’Assurance maladie demeure partiel et non systématique. Le cadre légal est posé depuis 2016 — mais le déploiement à l’échelle nationale prend du temps.


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