Porto Alegre : quand les habitants décident des travaux de leur ville
En 1989, Porto Alegre a confié une partie de son budget municipal aux citoyens. En neuf ans, le raccordement à l'eau et aux égouts est passé de 75 % à 98 % des foyers. Le modèle a depuis été répliqué dans plus de 11 500 villes à travers le monde.
En 1989, la ville de Porto Alegre, au Brésil, a tenté une expérience : laisser les habitants décider directement d’une partie du budget municipal. Pas par consultation, pas par sondage — par délibération collective et vote.
Les résultats ont dépassé les attentes des urbanistes. Entre 1988 et 1997, le raccordement des foyers au réseau d’eau et d’égouts est passé de 75 % à 98 %. Le nombre d’écoles a quadruplé. Les recettes municipales ont progressé de 269 % entre 1988 et 2004. La participation, inférieure à 1 000 personnes par an en 1990, atteignait 40 000 participants annuels en 1999.
Ce qui s’est passé à Porto Alegre est simple en principe : quand les habitants choisissent les priorités, les priorités changent — et les projets trouvent un soutien actif plutôt qu’une indifférence passive.
Le modèle a traversé les frontières. En 2024, plus de 11 500 processus de budget participatif étaient actifs dans le monde, contre 1 500 en 2014. Des villes de France, d’Espagne, du Portugal, de Corée et du Kenya ont adapté la méthode à leurs contextes propres.
L’idée centrale reste la même : les personnes les mieux placées pour identifier les besoins d’un quartier sont celles qui y vivent.
Pour aller plus loin : Porto Alegre, 1989 : quand les habitants ont décidé où allait l’argent public ✿ Article à paraître — abonnez-vous pour être prévenu
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