
Environ 70 à 75 % des plantes cultivées dépendent de la pollinisation par les insectes
Abeilles, bourdons, papillons, coléoptères et mouches participent à la pollinisation. En Europe, le Muséum rapporte que les populations diminuent pour 37 % des espèces d'abeilles et 31 % des espèces de papillons.
L’abeille à miel européenne est le pollinisateur le plus populaire, mais elle est loin d’être seule. Le Muséum national d’Histoire naturelle recense aussi, en France hexagonale, environ un millier d’espèces d’abeilles sauvages ainsi que des bourdons, papillons, coléoptères et mouches qui participent à la pollinisation.
Leur recul est documenté, même si le phénomène reste difficile à chiffrer globalement. Citant le rapport 2016 de l’IPBES, le Muséum indique qu’en Europe, 9 % des espèces d’abeilles et de papillons sont menacées, tandis que les populations diminuent pour 37 % des abeilles et 31 % des papillons.
L’enjeu agricole est considérable : environ 70 à 75 % des plantes cultivées dépendent de la pollinisation par les insectes. Le Muséum précise que cela représente 35 % du tonnage de la production agricole mondiale. L’écart s’explique notamment par le poids des céréales dans la production mondiale, celles-ci étant pollinisées par le vent. Les arbres fruitiers, les baies, les légumes, les oléagineux, les protéagineux, les épices, le café et le cacao sont notamment concernés.
Le diagnostic ne se résume donc pas aux ruches. Le Muséum relie le déclin à la réduction et à la fragmentation des habitats, à la disparition des haies et des fleurs sauvages, à la monoculture, aux pesticides et au changement climatique. Préserver la diversité des pollinisateurs suppose de regarder aussi ces pressions sur leurs habitats et leurs cycles de vie.
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