
En 2014, Corentin de Chatelperron fondait le Low-tech Lab à Concarneau — il a depuis documenté plus de 1 000 solutions sobres dans 102 pays
Depuis son atelier breton, le Low-tech Lab recense, teste et publie librement des technologies accessibles, durables et réplicables. L'objectif : prouver que sobriété n'est pas synonyme de régression.
Corentin de Chatelperron avait une question simple : pourquoi des solutions techniques sobres, efficaces et reproductibles restent-elles invisibles ? En 2014, alors âgé d’une trentaine d’années, il fonde le Low-tech Lab à Concarneau, en Bretagne, avec l’idée de les documenter et de les diffuser librement.
En 2016, il part avec une équipe sur le catamaran Nomade des Mers pour une expédition au long cours (2016-2022) à travers une vingtaine de pays. Objectif : identifier et tester des technologies de terrain — filtres à eau, cuiseurs solaires, biogaz, éoliennes artisanales — et en publier les fiches techniques en open source. Résultat : plus de 1 000 initiatives low-tech documentées dans 102 pays, couvrant dix domaines d’application, de l’énergie à l’alimentation en passant par l’hygiène et l’habitat.
Ce que le Low-tech Lab défend n’est pas le retour au passé, mais l’idée que les besoins essentiels peuvent être couverts par des technologies que n’importe quelle communauté peut comprendre, maintenir et reproduire — sans dépendance aux chaînes d’approvisionnement mondiales.
La limite à nommer : documenter n’est pas déployer. Les solutions low-tech demandent des compétences manuelles et du temps que tout le monde n’a pas. Et certaines sont moins performantes que leurs équivalents industriels dans des contextes précis. Le Low-tech Lab cartographie ce qui est possible — pas ce qui est universel.
Pour aller plus loin : Les communs numériques : ce que des bénévoles ont construit ensemble
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