
Depuis 2013, l'État français tient un catalogue de logiciels libres recommandés à l'administration
Le SILL, ou Socle interministériel de logiciels libres, aide les administrations à repérer des logiciels libres recommandés et déjà utilisés dans le secteur public.
Depuis 2013, l’État français publie le SILL — Socle interministériel de logiciels libres, un catalogue de référence de logiciels libres recommandés pour l’administration. Il aide les agents publics à repérer et sélectionner des outils libres.
Pour entrer dans ce catalogue, un logiciel doit notamment publier son code source sous licence libre et être déployé par un établissement public ou installé par un agent public. Les candidatures sont analysées par la DINUM et un collège d’experts interministériels. Le site distingue désormais les recommandations interministérielles des références historiques, qui doivent être progressivement réexaminées.
Cette démarche donne une traduction concrète à l’article 16 de la loi pour une République numérique, selon lequel les administrations « encouragent l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts » lorsqu’elles développent, achètent ou utilisent des systèmes d’information.
Le point de vigilance est inscrit dans le catalogue lui-même : une présence historique dans le SILL ne vaut pas automatiquement recommandation actuelle de la DINUM. Le logiciel libre ouvre le code à l’examen et à la contribution ; il ne dispense ni d’évaluer les besoins, ni d’organiser le support et la maintenance.
Pour aller plus loin : 96 % des logiciels commerciaux contiennent du code que des bénévoles ont écrit gratuitement
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