En Islande, la semaine courte est devenue la norme
Un rapport de suivi publié en octobre 2024 le confirme : 86 % de la population active islandaise travaille désormais moins d'heures, ou dispose du droit de le faire. Ce n'est plus un pilote — c'est une politique publique installée dans la durée.
En octobre 2024, l’Association for Sustainability and Democracy (ALDA) a publié un rapport de suivi sur ce qui se passe en Islande, plusieurs années après les grands essais de semaine réduite de 2015–2019.
Le constat est net : la semaine courte ne s’est pas évaporée avec la fin des pilotes. Elle s’est installée. Aujourd’hui, 86 % de la population active islandaise travaille moins d’heures qu’avant — ou dispose du droit de le faire. Parmi ceux qui ont fait la transition, 78 % se disent satisfaits de leur temps de travail actuel.
Ce qui est peut-être le plus frappant : 97 % des travailleurs islandais estiment que la réduction d’heures a amélioré leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, ou n’a rien changé. Et 42 % déclarent que leur stress hors travail a diminué.
Les sceptiques objecteront que l’Islande est un pays de 370 000 habitants avec des spécificités culturelles marquées. C’est juste. Mais c’est aussi le premier pays à avoir testé la semaine courte à grande échelle dans le secteur public, avec un suivi académique rigoureux — et à en avoir mesuré les effets sur plusieurs années, pas seulement pendant l’euphorie du lancement.
Le résultat n’est pas une utopie. C’est une politique publique documentée, et réplicable.
Pour aller plus loin : La semaine de 4 jours : ce que prouvent vraiment les données ✿ Article à paraître — abonnez-vous pour être prévenu
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