Garder son téléphone 5 ans plutôt que 3 réduit son empreinte carbone annuelle de 31 %
L'Institut Fraunhofer IZM a mesuré l'impact environnemental du Fairphone 4 selon sa durée d'utilisation. Résultat : cinq ans d'usage réduisent l'empreinte carbone annuelle de 31 %, et sept ans la réduisent de 44 %. La réparabilité n'est pas un détail — c'est une stratégie climatique.
La fabrication d’un smartphone concentre l’essentiel de son impact environnemental. Extraire les métaux rares, assembler les composants, expédier l’appareil : tout cela se produit avant la première utilisation. Ce qui se passe ensuite — combien de temps vous gardez l’appareil — détermine si cet impact est amorti sur deux ans ou sur sept.
L’Institut Fraunhofer IZM, organisme de recherche indépendant, a étudié le cas du Fairphone 4 selon trois scénarios d’usage. Conserver son téléphone cinq ans plutôt que trois réduit son empreinte carbone annuelle de 31 %. Le porter à sept ans (avec deux remplacements de batterie) la réduit de 44 %. « La meilleure façon de réduire l’impact d’un téléphone sur l’environnement est de s’assurer qu’il peut être utilisé aussi longtemps que possible », résume Thea Kleinmagd, chercheuse chez Fraunhofer.
Le Fairphone est conçu dans cette logique : modules interchangeables, batterie remplaçable, pièces disponibles à l’achat. Son score iFixit atteint le maximum de 10/10.
Ce signal dépasse la marque. Il pose une question de fond : si la durée de vie des appareils était un critère réglementé — comme le sont déjà les émissions d’un véhicule — à quelle vitesse l’industrie s’adapterait-elle ? Le droit à la réparation est une politique climatique à part entière.
Pour aller plus loin : La technologie conçue pour durer : Fairphone et le pari du design modulaire ✿ Article à paraître — abonnez-vous pour être prévenu
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