
Le réseau Andès comptait 619 épiceries solidaires en 2024 — 63 % de plus qu'en 2019
Le réseau Andès est passé de 380 épiceries solidaires en 2019 à 619 en 2024. Ses bénéficiaires choisissent leurs produits et les paient généralement bien en dessous des prix du marché.
Une épicerie solidaire ne ressemble pas à un garde-manger d’urgence. Vous y entrez, vous choisissez vos produits comme dans n’importe quel commerce, et vous payez — le plus souvent entre 10 et 30 % du prix du marché, selon les modalités de l’épicerie. Le principe : préserver la dignité d’un acte d’achat tout en rendant l’alimentation accessible.
En France, le réseau Andès (Association nationale de développement des épiceries solidaires) comptait 619 épiceries solidaires en 2024, contre 380 en 2019 : une hausse de 63 %. Son rapport d’activité 2024 dénombre par ailleurs 260 000 bénéficiaires. L’Observatoire indique que 60 % des épiceries du réseau s’approvisionnent notamment auprès de producteurs locaux, sans présenter cette part comme une progression dans le temps.
Ce que ces lieux font en plus : plus de 30 000 ateliers par an à l’échelle du réseau, autour notamment de la cuisine, de l’alimentation durable, de l’accès aux droits, de la culture ou de l’estime de soi. L’Observatoire les décrit ainsi comme des lieux de vie et de lien social, au-delà de l’approvisionnement alimentaire.
La nuance : l’Observatoire chiffre à 69 % la part moyenne du budget des épiceries issue de subventions, sur la base d’un questionnaire auquel 285 des 595 épiceries sollicitées ont répondu (48 %). La montée des besoins d’aide alimentaire après les crises sanitaire, climatique et inflationniste éclaire donc la croissance du réseau sous deux angles : le dispositif s’étend, mais la précarité alimentaire qui le rend nécessaire ne recule pas pour autant. Augmenter le nombre d’épiceries solidaires n’est pas la même chose que réduire la pauvreté.
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