
En 2023, Camille Étienne publiait son essai sur le soulèvement écologique — et militait contre l'exploitation minière des fonds marins
Née en 1998, cette activiste climatique a décidé que l'urgence écologique ne se vivait pas dans l'attente. Son livre « Pour un soulèvement écologique » (Seuil, 2023) propose une alternative à l'éco-anxiété paralysante.
Le mot « militante » la définit partiellement. Camille Étienne, née en 1998, est aussi essayiste et utilise l’art dans son activisme. Elle mène des actions de désobéissance civile et de lobbying auprès de décideurs politiques et économiques.
Le 19 mai 2023, elle publie Pour un soulèvement écologique : dépasser notre impuissance collective (Seuil). Ce n’est pas un livre de données ni de solutions techniques : l’éditeur le présente comme une analyse des blocages qui paralysent l’action, notamment l’éco-anxiété et la fracture générationnelle. Elle y défend un soulèvement écologique émancipateur.
Elle milite notamment contre l’exploitation minière des fonds marins. L’ONU souligne que cette activité pourrait causer des pertes de biodiversité et perturber durablement des écosystèmes encore mal connus. L’Autorité internationale des fonds marins estime possible une perturbation locale du cycle du carbone, tout en jugeant peu probable un effet substantiel sur le cycle mondial.
La nuance : Camille Étienne représente un activisme qui mise sur la puissance narrative et symbolique. Ce registre touche et mobilise une partie de l’opinion publique — pas nécessairement celle qui vote les lois ou finance les transitions industrielles. La question de savoir comment relier ce soulèvement culturel aux leviers institutionnels concrets reste entière.
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