
Algopack et Eranova transforment des algues en matériaux biosourcés
À Saint-Malo, Algopack commercialise des biomatériaux à base d'algues. En Provence, Eranova développe quatre familles de résines issues d'algues vertes. Deux pistes concrètes, encore à documenter à l'échelle industrielle.
Et si une partie des matières plastiques pouvait être remplacée par des matériaux tirés des algues ? Deux entreprises françaises travaillent sur cette piste avec des produits distincts.
Algopack, créée en Bretagne en 2010 et toujours présente à Saint-Malo, propose plusieurs matières. Son biomatériau Algopack® est présenté comme composé à 100 % d’algues, biodégradable et biocompostable. Sa gamme Algoblend® comprend aussi des granulés associant les algues à du plastique conventionnel, ainsi qu’une version en bioplastique PLA que l’entreprise décrit comme 100 % biosourcée, biodégradable et compostable.
Eranova, société créée en 2016 et implantée à Port-Saint-Louis-du-Rhône, transforme des algues vertes en quatre familles de résines biosourcées. Selon les applications, l’entreprise présente ces résines comme recyclables, compostables, biodégradables ou réutilisables. Son site rappelle toutefois que son passage à une production de 10 000 tonnes relevait d’un objectif annoncé pour 2022-2023 : faute de volume actuel publié sur cette page, cette capacité ne peut pas être tenue pour acquise.
La piste est concrète, mais elle ne justifie pas de parler d’un remplacement immédiat du plastique pétrosourcé. Les propriétés de fin de vie diffèrent selon les formulations et les usages ; elles doivent donc être lues produit par produit, sans étendre à toute une gamme les caractéristiques d’une seule matière.
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