Illustration aquarelle d'une baleine à bosse en plongée dans un océan aux tons bleus et verts, lumière filtrée sous l'eau, silhouette majestueuse et sereine, phytoplancton lumineux en arrière-plan
Écologie & Régénération

Une grande baleine séquestre en moyenne 33 tonnes de CO₂ au cours de sa vie — et fertilise les océans sur son passage

Un document de travail du FMI estime qu'une grande baleine séquestre en moyenne 33 tonnes de CO₂ au cours de sa vie, tout en fertilisant des millions de tonnes de phytoplancton grâce à ses déjections. La protection des cétacés devient un enjeu climatique à part entière.

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Une grande baleine fait bien plus que nager : elle est une infrastructure biologique du climat océanique. Un document de travail du Fonds monétaire international (Chami et al., 2019) estime qu’une seule grande baleine — bleue, à bosse ou cachalot — séquestre en moyenne 33 tonnes de CO₂ au cours de sa vie, et que sa carcasse, en coulant au fond de l’océan après sa mort, en emporte une partie avec elle définitivement.

Son rôle ne s’arrête pas là. Les déjections des baleines en surface sont riches en fer et en azote — des nutriments essentiels au phytoplancton, qui assure au moins 50 % de la production d’oxygène de la planète. En fertilisant ces microalgues, les baleines amplifient un puits de carbone naturel bien au-delà de leur propre biomasse.

Les populations mondiales de grandes baleines ont été réduites à moins d’un quart de leurs effectifs passés par la chasse commerciale au XXe siècle. Leur retour progressif, grâce aux moratoires, restaure des services écosystémiques dont la valeur climatique commence seulement à être quantifiée.

Ce qu’il faut noter : la méthode de calcul du FMI reste discutée — les 33 tonnes sont une estimation modélisée, pas une mesure directe. L’article est une analyse économique, pas une étude écologique primaire. Mais même les estimations les plus conservatrices confirment que les cétacés jouent un rôle non négligeable dans la régulation du carbone océanique.


Pour aller plus loin : L’océan se régénère : ce que les données montrent vraiment

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