Illustration aquarelle d'une femme européenne marchant pensivement dans une hêtraie automnale, lumière dorée filtrant à travers les feuilles, atmosphère sereine et apaisante, présence humaine en harmonie avec la forêt
Bien-être & santé

Deux heures en forêt font baisser le rythme cardiaque et la tension : ce que mesure vraiment une méta-analyse de 2026

Une méta-analyse publiée en 2026 dans Frontiers in Psychology, portant sur 11 études, mesure les effets cardiovasculaires à court terme des bains de forêt (Shinrin-Yoku) : baisse du rythme cardiaque et de la tension systolique. Des effets réels mais modestes, que les auteurs présentent comme une pratique complémentaire — pas un traitement.

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Marcher deux heures en forêt laisse une trace mesurable dans votre corps — modeste, mais réelle. C’est ce que montre une méta-analyse publiée en 2026 dans Frontiers in Psychology, qui a regroupé 11 études consacrées aux effets à court terme des bains de forêt (Shinrin-Yoku) sur la santé cardiovasculaire.

Les chiffres sont précis. L’exposition à l’environnement forestier fait baisser le rythme cardiaque d’environ quatre battements par minute et la tension artérielle systolique d’environ 3 mmHg. Le système nerveux bascule légèrement vers son mode parasympathique : ralentissement, récupération.

Mais les auteurs se gardent de toute promesse excessive — et c’est tout à leur honneur. La tension diastolique, elle, ne bouge pas de façon significative. Le cortisol salivaire, l’hormone du stress, ne montre que des variations négligeables, contrairement à une idée répandue. Et la certitude des preuves est jugée « très faible » selon la méthode GRADE, faute d’études assez nombreuses et comparables.

Leur conclusion mérite d’être citée telle quelle : la forêt est « une pratique complémentaire de promotion de la santé », et non un traitement préventif ou thérapeutique à elle seule.

Reste l’essentiel, accessible à tous : pas besoin de protocole. Une promenade attentive, et la forêt fait déjà une partie du chemin.

Source : Andrade et al., Frontiers in Psychology, 2026


Pour aller plus loin : La nature comme soin : ce que la médecine mesure désormais

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