
Thibaud Hug de Larauze fondait Back Market en 2014 à 26 ans — la plateforme est devenue le premier marché européen du reconditionné
Ce Français a parié que revendre des appareils électroniques remis à neuf serait plus grand que le neuf. Douze ans plus tard, Back Market a atteint la rentabilité mondiale et traite des millions d'appareils chaque année.
En 2014, Thibaud Hug de Larauze et deux associés posent une hypothèse simple : le marché du reconditionné est structurellement sous-exploité parce qu’il manque de confiance. Leur réponse est Back Market — une marketplace qui sélectionne et certifie des vendeurs professionnels de smartphones, ordinateurs et appareils électroménagers remis à neuf. Thibaud a 26 ans.
Douze ans après, le pari est gagné. En France, 4,2 millions de smartphones reconditionnés ont été vendus en 2025, en hausse de 23 % sur un an. Le marché global de l’occasion et du reconditionné en France dépasse 14 milliards d’euros. Back Market a atteint la rentabilité mondiale en 2025 — un seuil que peu de licornes françaises ont franchi.
Acheter reconditionné, c’est éviter la fabrication d’un nouvel appareil, dont l’empreinte carbone représente 70 à 80 % du cycle de vie total d’un appareil électronique.
La nuance : le marché du reconditionné ne remet pas en cause le rythme de renouvellement des appareils — il le fluidifie à moindre coût. Si un acheteur reconditionné change d’appareil aussi souvent que son voisin qui achète du neuf, l’impact net est positif mais limité. La vraie rupture serait de conserver les appareils sensiblement plus longtemps — ce que ni Back Market ni ses concurrents ne mesurent encore publiquement.
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