Champ agroforestier français avec rangées de jeunes pommiers entre des cultures de blé, agriculteur inspectant un sol sain, oiseaux perchés sur les branches, paysage vivant et riche, illustration aquarelle
Écologie & Régénération

L'agroforesterie séquestre 1,22 tonne de carbone par hectare et par an

Une étude publiée en 2024 dans Frontiers in Sustainable Food Systems démontre que sept pratiques agroécologiques augmentent toutes la séquestration de carbone dans les sols et les végétaux — l'agroforesterie en tête, avec 1,22 t C/ha/an.

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Sept pratiques agroécologiques testées, sept pratiques qui augmentent la séquestration de carbone : c’est le résultat central d’une étude publiée en 2024 par Jessica Villat et Kimberly Nicholas dans Frontiers in Sustainable Food Systems.

L’agroforesterie — association d’arbres et de cultures au sein d’une même parcelle — affiche le taux le plus élevé : 1,22 tonne de carbone par hectare et par an en moyenne. L’association animaux-arbres sur pâturages boisés monte à 2,05 t C/ha/an, bien que ce chiffre repose sur moins de données.

Ces résultats interrogent le modèle dominant. Les grandes monocultures intensives érodent les sols et libèrent du carbone accumulé depuis des siècles. L’agroforesterie, elle, construit de la matière organique sur le long terme — tout en maintenant des rendements agricoles.

Ce n’est pas un retour nostalgique à l’agriculture pré-industrielle. Des fermes en Bourgogne, en Normandie et en Bretagne intègrent des haies, des vergers intercalaires et des allées d’arbres entre leurs rangs de culture. Les bénéfices sont multiples : ombre pour le bétail, régulation hydrique, pollinisateurs attirés, biodiversité rétablie.

La séquestration carbone de l’agroforesterie n’est pas la solution unique au dérèglement climatique — les émissions doivent baisser à la source. Mais pour les agriculteurs en transition, c’est une piste qui réconcilie rentabilité, résilience et restauration des sols.

Source : Villat & Nicholas, Frontiers in Sustainable Food Systems, 2024


Pour aller plus loin : L’agriculture régénérative : ce que les données prouvent (et ce qu’elles ne prouvent pas encore)

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